29.10.2009
Man on Fire
Il y a quelques jours, j'ai vu le film "Man on Fire" avec Denzel Washington. J'ai appris que c'est un remake d'un film d'Elie Chouraqui. Ca m'amuse un peu car le titre du film a le même sens que la citation de Richard Bohringer : «La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu.» C'est vrai que dans le film les personnages qui ne sont pas en colère ne font pas de vieux os.
Je n'aime pas le thème de la vengeance et certaines scènes du film sont très violentes.
Ce que j'ai aimé en revanche : la relation entre les 2 personnages principaux et notamment la scène de l'entrainement de natation.
C'est un film parfois triste (la musique y est pour beaucoup), parfois violent mais aussi émouvant. Il m'a fait un peu réfléchir.

21:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : man on fire, denzel washington, colère
06.10.2009
évolution et exigence
Entre deux "zappages" avec ma télécommande, j'ai vu à la télévision un passage où une personne disait que dans la vie tout devait couler de source un peu comme lorsque qu'on nage dans l'eau, tranquillement.
Je prends conscience aujourd'hui que je suis trop exigent avec moi-même et les autres et je m'empêche ainsi de tenter ma chance, de tatonner pour peut-être réussir un peu. Un peu n'a jamais été suffisant pour moi. Il a toujours fallu plus ou moins que j'en fasse plus.
Cette image de "nager dans l'eau" me plait beaucoup car j'avais peur de l'eau quand j'étais petit et encore aujourd'hui me "jeter à l'eau" (à la piscine) ou "me mettre dans le bain" (ou entrer dans ma douche) est un effort parfois encore très difficile. Je pense que tout le monde ressent ce genre d'appréhension mais quand on s'aperçoit qu'on reste avec une forte hésitation, comme devant un obstacle, on ne comprend pas le problème soi-même. Je peux en parler maintenant parce que ça va mieux (à défaut de comprendre).
Je suis allé une fois à la piscine cet été. J'avais projeté d'y aller une fois par semaine voir plus (sans trop y croire). C'est vrai que nager dans l'eau est assez agréable, mais il faut y entrer d'abord, et c'est là le problème.
C'est le premier pas qui coûte, effectivement. C'est ce que m'avait dit un jour M. Mathieu. Récemment, à un copain qui me disait « comme tu vois, on ne se refait pas », j'ai répondu : « c'est difficile, pas impossible ». Facile de donner des leçons, il me reste encore à les appliquer au quotidien (sans trop d'exigence).
21:57 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nage, eau, premier pas, difficile
04.10.2009
Syndrome de Peter Pan ?
Des garçons qui ont l'impression de devoir plaire pour être aimés et qui pensent qu'être simplement eux-même n'est pas suffisant.
Des garçons qui ont peur de l'engagement en entrant en amour comme on entre dans la Légion Etrangère avec le béret vert et les bains de boue ; cependant des garçons qui ne s'investissent pas vraiment dans une relation.
Des garçons qui disent "mon ange" comme ils disaient "maman" avec une pointe d'obligation affective due à l'être féminin qui semble si exigeant en attentions tellement variées qu'on préfère s'enfuir avec ses jouets.
Deux films qui m'ont marqués :
« Broken Flowers » (2005) de Jim Jarmusch avec Bill Murray
« Pour un Garçon » (About a Boy) (2002) de Chris Weitz et Paul Weitz avec Hugh Grant
06:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : films, vie, célibataire endurci, syndrome, peter pan, garçon, hugh grant, bill murray
17.09.2009
Expliquer
Mon frère me l'a encore répété : il faut expliquer.
J'ai l'habitude (depuis toujours ?) de me taire. Dire oui ou non quand on pose une question, ça ne sert à rien. C'est comme ne rien dire ou faire l'autruche, la tête dans le sable.
L'explication, la négociation, détermine l'incertaine action qui risque de déboucher tôt ou tard. Cependant, comme le dit le principe (que je n'aime pas, je le trouve moche) : Avoir peur n'évite pas le danger.
Malheureusement, je pense préserver mon amour-propre en faisant de la résistance plutôt que d'affirmer mon point de vue et tenir compte du point de vue adverse d'autrui. On me pense serein. Je suis conciliant et crispé.
J'ai malheureusement, l'habitude de me taire, de garder pour moi mes pensées. Je finis par obéir (ou rarement, agir avec agressivité). Tout le monde se demande ce que je pense, ce que j'aime ou pas. Je suis souvent seul avec moi-même.
Bloqué par la peur de dire une futilité, une erreur, une imperfection, une parole comme un cheveu qui tombe dans la soupe. Envie de dire des vérités, des convictions, alors que le langage sert essentiellement de tremplin à l'action.

Quand je relis le titre de mon blog, j'ai l'impression d'une incohérence. Pourquoi action ou vérité ? Ce serait plutôt action ou réflexion ?
22:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expliquer, explication, manque, vie, action, parole, conversation
14.09.2009
"Tu te sous-estimes mon cher Joanny."
C'est la phrase qu'un ami m'a écrite dans un commentaire sur Facebook. Ce serait resté insignifiant dans mon esprit si mon frère ne m'en avait pas parlé.
Etre fier de soi et humble devant les autres. C'est un peu comme ça qu'on devrait vivre.
Pour ma part, parler de moi, de mes activités quotidiennes ou d'autres choses me concernant est très difficile. J'ai souvent l'impression d'être un bègue des idées. Quand on me demande "Quoi de neuf ?" "Ca va ?" "Qu'est-ce que tu racontes ?" j'ai les idées qui défilent de plus en plus vite, puis par groupe d'idées et finalement je réponds "Rien de spécial." "Ca va."
C'est vrai que dans mon enfance, on devait plutôt se taire. "Tu ne réponds pas !" phrase que j'entendais souvent quand j'avais l'intention d'exprimer mon désaccord ou simplement mon ressenti.
Je pense que je suis passif, d'autres personnes, deviennent aggressives voir violentes physiquement. Je sais que les mots peuvent être plus violents que des gestes. Utiliser les mots est un comportement qui s'apprend, comme lire ou écrire. J'ai peut-être du mal à comprendre que les mots du quotidiens, anodins ou futiles sont au contraire essentiels voir même constructifs pour les actions futures.
11:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : estime de soi, timidité, confiance en soi
09.09.2009
Lecture Un certain jeune Homme (suite)
Les pages suivantes sont plus positives, comme si les cours de comédies avaient libéré la personnalité et les moyens d'action de ce "jeune homme". Ouf !
C'est parfois drôle avec parfois des détails de vie touchants.
10:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bruno crémer, un certain jeune homme, souvenirs, mémoires
08.09.2009
Tact et audace
« Le tact dans l'audace, c'est de savoir jusqu'ou on peut aller trop loin. » Jean Cocteau
Je pense qu'il faut savoir embêter les autres pour atteindre ses envies (audace), mais tout en gardant à l'esprit que les envies d'autrui et sa susceptibilité ont autant d'importance (tact).
D'aileurs son propre orgueil et sa propre susceptibilité sont à ranger, dans le même temps, au placard :-)
13:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tact, audace, jean cocteau
27.08.2009
Lecture du moment
J'ai commencé à lire Un certain jeune Homme de Bruno Crémer. Un livre que j'avais acheté il y a quelques années sans le lire jusqu'à présent.
Il y raconte ses souvenirs, ses mémoires. Les 35 premières pages sont plutôt moroses et sévères vis-à-vis de sa jeunesse et de sa famille. Une vie affective difficile et réduite au minimum. J'espère que la suite est plus optimiste. A suivre...
13:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruno crémer, lecture, souvenirs, mémoires
23.08.2009
Mots bleus
Dans une chanson « Les Mots bleus » (paroles de Jean-Michel Jarre) Christophe parlait des « mots qu'on dit avec les yeux », « ceux qui rendent les gens heureux ». Mais souvent les mots bleus sont des mots qui font mal ; et le verbe, le langage est nécessaire pour sauver le bonheur et la joie de vivre d'une personne. Il y a d'ailleurs un film très beau à ce sujet : « Les Mots bleus » (d'Alain Corneau).
Je sais que j'ai pu faire du mal comme ça, sans rien dire.
En réécoutant « Un Homme heureux » j'ai trouvé les paroles très justes.
| Un homme heureux - William Sheller Pourquoi les gens qui s'aiment Sont-ils toujours un peu les mêmes? Ils ont quand ils s'en viennent Le même regard d'un seul désir pour deux Ce sont des gens heureux Pourquoi les gens qui s'aiment Sont-ils toujours un peu les mêmes? Quand ils ont leurs problèmes Ben y a rien à dire Y a rien à faire pour eux Ce sont des gens qui s'aiment Et moi j'te connais à peine Mais ce s'rait une veine Qu'on s'en aille un peu comme eux On pourrait se faire sans qu'ça gêne De la place pour deux Mais si ça n'vaut pas la peine Que j'y revienne Il faut me l'dire au fond des yeux Quel que soit le temps que ça prenne Quel que soit l'enjeu Je veux être un homme heureux Pourquoi les gens qui s'aiment Sont-ils toujours un peu rebelles? Ils ont un monde à eux Que rien n'oblige à ressembler à ceux Qu'on nous donne en modèle Pourquoi les gens qui s'aiment Sont-ils toujours un peu cruels? Quand ils vous parlent d'eux Y a quelque chose qui vous éloigne un peu Ce sont des choses humaines Et moi j'te connais à peine Mais ce s'rait une veine Qu'on s'en aille un peu comme eux On pourrait se faire sans qu'ça gêne De la place pour deux Mais si ça n'vaut pas la peine Que j'y revienne Il faut me l'dire au fond des yeux Quel que soit le temps que ça prenne Quel que soit l'enjeu Je veux être un homme heureux Je veux être un homme heureux Je veux être un homme heureux |
17:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : william sheller, un homme heureux, les mots bleus
20.08.2009
Retour bis : 2 ans déjà !
Je me suis rendu compte que cela faisant 2 ans que j'avais abandonné mon Weblog et hautetfort. 2 ans...
Beaucoup de choses ont sûrement changé dans ma vie. D'abord dans ma vie personnelle. Mes relations avec mes parents. J'accepte le comportement de mon père et je suis plus humble par rapport à ses reproches (qu'il me fait moins). J'arrive même à le comparer à Richard Bohringer avec ses sautes d'humeur, c'est dire. Lui aussi a changé.
Ma soeur est maintenant mère de famille, ce qui a créé un chamboulement incroyablement difficile pour tout le monde, mais ça se construit. Le temps avance et on n'aime pas ça.
J'ai fait du militantisme politique. Je me suis mis récemment en réserve. Un monde spécial, il faut de l'ambition et le goût de diriger.
En ce qui concerne le Web. Après Hautetfort, j'ai tenté différents forums, un ou deux chat (ou clavardage en québécois). Difficile les chat quand on ne veut pas parler de soi) j'ai tenté de créer des blogs de toute pièce (amusant), j'ai tenté Facebook. Facebook c'est étrange, entre collecte de données personnelles et médiatisation personnelle. Ca me laisse un petit goût amer.
Pourquoi je reviens ici ? C'est sur Hautetfort que j'ai fait ma première expérience des Weblogs dont tout le monde parlait. Les débuts du Web 2.0 en somme, je n'aime pas cette expression car certaines personnes y voit un moyen de confisquer le Web à l'utilisateur et le mettre au service d'entreprises, dans le fonds de la mémoire d'obscures serveurs lointains.
J'ai pris beaucoup de plaisir à me livrer ici et à discuter un peu avec des gens respectueux et tous différents et anonymes. Envie de reprendre ça. Et d'avancer encore dans ma vie "réelle". Projets de voyages, d'activités professionnelles intéressantes. Non plus de rêves stériles qui ne mènent à rien. Comme dit Richard Bohringer, réaliser des rêves « à se fracasser le coeur, [...] à chercher le coup dur, adrénaline. Le sang du coeur qui saigne, à se faire mal pour trouver la lumière. » Ce serait bien de le faire un peu ou quelques fois ; pour être bien avec moi-même, pour connaître plus encore qui je suis au fond de moi.
Bien avec soi-même, se connaître soi-même, ce sont des notions dont je n'avais pas conscience depuis longtemps. Etre en accord avec moi-même et ne pas m'oublier dans ma vie. Apprendre à risquer quelques choses et donc apprendre à me protéger des risques de la vie pour ne pas la rendre toxique. Apprendre à expérimenter pour savoir et savoir-faire un peu plus, un peu mieux. Et passer au niveau suivant, à l'étape suivante encore inconnue à cet instant.
L'illustration (source : Caro Dinde http://carosworld.blogspot.com) est un rêve que j'avais quand j'étais adolescent. Et aussi, le vélo est une chose que mon père m'a appris à utiliser. Il me tenait par le porte-bagage et m'avais dit : « Ne t'inquiète pas. Je te tiens. » Au bout de 3-4 mètres, je me suis rendu compte qu'il ne pouvais plus me tenir vu la vitesse à laquelle je roulais. J'essayais de me retourner. Il m'a crié au loin : « Continue de pédaler ! » J'ai obéi en sentant que je ne pouvais plus m'arrêter. La trouille, mais un succès véritable. Par la suite, j'en ai vécu des drames et des douleurs avec ces vélos plus tard.
12:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retour, vie, journal intime



