05.10.2006

Ce matin je l'ai aperçue

Au alentour de 8h00, je marchais dans la rue comme un vaut-rien, un Gavroche qui vole des instants de bonheur aux passants qu'il croise. Le Soleil est à l'horizon. Chacun suit son chemin, chacun dans sa propre direction. Le Bar des 2 Avenues au coin de la rue est plein de monde. J'avance insouciant. A gauche un homme parle fort dans un interphone pour livrer un paquet. Il entre enfin dans l'immeuble. A droite, de l'autre côté de la rue, l'école primaire ouvre ses portes. Quelques mères entourées d'enfants se pressent vers l'entrée. En face, à la terrasse rudimentaire du Kebab, un homme est assis à la seule table. Des gens entrent et sortent régulièrement chez le marchand de journaux d'à côté.
Je regarde les personnes que je croise. Chacun se dirige vers sa journée, certains paraissent soucieux.
Au loin, un enfant dans les bras de sa maman sourit. je regarde la maman, c'était elle. Elle avait l'air heureuse, épanouie.

Habillée en noir, elle avait mis du noir sur le contour des yeux. Elle parlait à son enfant qui lui souriait. Je me suis demandé si j'étais heureux pour elle. je n'en savais rien. Je suis mécontent de n'y être pour rien.